Visiter Tallinn en 2 jours : à la découverte des merveilles de la capitale estonienne

Capitale de ce petit pays balte tout à l'est de l'Europe, Tallinn séduit par ses remparts médiévaux, ses églises imposantes et son atmosphère unique. Découvre notre itinéraire et nos conseils pour ne rien manquer.

DESTINATIONESTONIE

15 min read

Publication 11.07.2026

Date du voyage Mai 2026

Trajet

Vol aller avec Finnair de Genève (GVA) à Tallinn Lennart Meri (TLL) via Helsinki Vantaa (HEL) pour une durée totale d’environ cinq heures.

Pour le retour, et comme nous avons continué notre voyage en direction de la Finlande, nous avons pris le ferry de la compagnie Eckerö Line pour traverser la mer Baltique et arriver à Helsinki, en environ deux heures.

Hestia Hotel Barons Old Town

Nous avons opté pour un établissement situé dans le centre historique de la ville, afin de pouvoir faire pratiquement toutes nos visites à pied. C’est au Hestia Hotel Barons Old Town que nous sommes restés 3 nuits, en chambre double, située dans le bâtiment historique principal, avec petit déjeuner inclus.

Nous sommes arrivés la veille au soir à Tallinn et avons directement rejoint notre hôtel, situé dans le centre historique, en empruntant un bus local qui nous a été indiqué par Google Maps. Pour acheter les billets, il existe plusieurs possibilités: utiliser les bornes automatiques à l'aéroport, payer en sans contact au moment de monter dans le bus (ou le tram), grâce au petit boîtier orange situé à l’avant du véhicule ou encore acheter son ticket sur le site officiel des transports publics de la ville. Comme nous avions un peu de temps avant que le bus n'arrive, nous avons opté pour l'achat à la borne automatique.

Le soir même, nous avons diné dans un restaurant thaïlandais à quelques pas de notre hôtel, le Nok Nok, un vrai délice ! Il a d’ailleurs reçu des prix pour sa cuisine authentique. C'est un endroit que je recommande fortement.

Une chose insolite se produit ensuite, au détour d’une rue, nous tombons sur la Place de la Liberté (Vabaduse väljak), une vaste place sur laquelle un festival semblait avoir lieu festival, avec une immense scène où se déroulait un concert. Pris de curiosité, nous décidons de nous approcher pour profiter du spectacle et là, plus le temps passait, plus nous remarquions des gens avec des drapeaux européens. En observant ce qui nous entourait d'un peu plus près, on a remarqué que tous les chapiteaux disposés autour de la place arborent un drapeau européen différent et surtout que le festival avait un nom : Euroopa päev (la fête de l’Europe). En effet, le 9 mai de chaque année, l'Estonie célèbre la Journée de l'Europe, et non, nous non plus nous n'en avions jamais entendu parler. Il se trouve que cette date commémore la déclaration prononcée par Robert Schuman (alors ministre français des Affaires étrangères), faite le 9 mai 1950, qui proposait la mise en commun de la production de charbon et d'acier entre plusieurs pays européens. Cette initiative est considérée comme le point de départ de ce qui est aujourd’hui l'Union européenne. Les festivités de cette journée comprennent donc des cérémonies officielles, des stands d'ambassades des différents pays européens, des expositions et des concerts gratuits en plein air. Et c’est sur cette note festive que nous terminons notre première soirée à Tallinn.

Le puits aux chats et la fenêtre en trompe l'oeil du Diable
Le puits aux chats et la fenêtre en trompe l'oeil du Diable
Rue colorée du centre médiéval de Tallinn
Rue colorée du centre médiéval de Tallinn
Colonne de la victoire de la guerre d'indépendance sur la Place de la Liberté
Colonne de la victoire de la guerre d'indépendance sur la Place de la Liberté
Petite place cachée à quelques pas de la Place de l'Hotel de Ville
Petite place cachée à quelques pas de la Place de l'Hotel de Ville

Jour 1 – Découverte d’une vieille ville médiévale très colorée

Après un copieux petit-déjeuner à l'hôtel, il est enfin temps de partir à la découverte de Tallinn. Nous reprenons le chemin de la Place de la Liberté, où le concert avait lieu la veille et, maintenant que tout est déjà en train d’être démonté, on apercoit bien mieux l’église Saint-Jean de Tallinn, d’un beau jaune éclatant qui reflete les rayons du soleil, ainsi que la Colonne de la victoire de la guerre d'indépendance. Ce monument, d’une hauteur de 23 mètres, a été inauguré en 2009 pour commémorer la guerre d'indépendance estonienne (1918-1920) et rendre hommage aux combattants tombés pour le pays. Le fait qu’elle ait été construite sur une sorte d’estrade la rend encore plus imposante et majestueuse. Nous gravissons les quelques marches qui nous séparent de la base de la colonne, puis continuons le chemin qui monte jusqu’au Kiek in de Kök, une ancienne tour d'artillerie construite entre 1475 et 1483 sur la colline de Toompea et qui fait partie des remparts de Tallinn. Aujourd’hui, cette partie accueille le musée des fortifications qui donne accès à la visite de certains souterrains. Nous ne visitons pas le musée, mais ses jardins, nommés les Jardins du Roi Danois, qui sont accessibles gratuitement et depuis lesquels on a une belle vue panoramique sur les toits de la ville. Selon la légende, c'est à cet endroit qu'au cours de la bataille de Lyndanisse, en 1219, le drapeau danois, nommé Dannebrog, serait magiquement tombé du ciel, offrant ainsi la victoire au roi Valdemar II. Les jardins rappellent aujourd'hui cette célèbre légende fondatrice de l'histoire du Danemark.

C’est aussi ici que l’on retrouve les trois statues en bronze des mystérieux moines de Tallinn : Ambrosius (le moine qui attend), Bartholomeus (le moine qui prie) et Claudius (le moine qui veille). Installés en 2015, ils symbolisent les nombreuses légendes qui entourent ces remparts médiévaux. J’ai particulièrement apprécié l’atmosphère de ce lieu, et ses statues de moines y sont clairement pour quelque chose. À la nuit tombée, l'atmosphère doit être encore plus mystique puisqu’un éclairage discret met les statues en valeur et leur donne une allure presque fantomatique.

Nous nous dirigeons ensuite vers la cathédrale orthodoxe Alexandre Nevsky, construite entre 1895 et 1900, lorsque l'Estonie faisait partie de l'Empire russe, et dont les cinq dômes noirs aux pointes dorées étaient visibles de bien loin. Alors qu’il est déjà presque midi, nous nous étonnons du peu de monde que nous avons croisé jusqu’à présent. Même ici, aux abords de la cathédrale qui semble pourtant être un point d'intérêt majeur, il n’y a pas foule. Nous en profitons donc pour jeter un œil à l'intérieur du bâtiment, dont l’entrée est gratuite, et où nous découvrons des iconostases richement décorées, qui illustrent des scènes bibliques et des figures saintes de l'orthodoxie russe. Nous continuons ensuite notre découverte de la ville médiévale de Tallinn en nous engageant dans des petites ruelles qui débouchent sur de beaux points de vue offrant une nouvelle fois de beaux panoramas sur la ville basse et jusqu’à la mer baltique. Les deux lieux qui nous ont le plus marqués sont Patkuli vaateplatvorm (point de vue de Patkuli) et Kohtuotsa vaateplats (point de vue de Kohtuotsa). C’est d’ailleurs à partir de ces endroits-là que le monde a commencé à se faire sentir cer plusieurs tours guidés se sont relayés sur place pour parler, entre autre, de l’histoire de la ville et de son architecture colorée.

En redescendant de la colline de Toompea sur laquelle nous étions jusqu’à présent, nous nous trouvons nez à nez avec le Kassikaev (le puits aux chats), sur Rataskaev Plats. Il s’agit d’un puits, tout ce qu’il y a de plus normal, mais celui-ci est aujourd’hui scellé avec des planches de bois. Datant de 1375, ce puits était autrefois la principale source d'eau de la cité médiévale et son nom fait écho à une sombre légende : les habitants croyaient qu'un esprit maléfique vivait au fond du puits et, pour apaiser sa colère et préserver l'eau, ils y jetaient toutes sortes d’animaux en sacrifice, dont principalement des chats.

Ce n’est d’ailleurs pas la seule légende qui hante cette petite place. En face du puits, au 16 rue Rataskaevu, en regardant bien la fenêtre tout en haut à gauche, on peut apercevoir une fenêtre un peu différente des autres. Selon le folklore estonien, le propriétaire de l'auberge, qui était autrefois installée dans cette bâtisse du XVe siècle, était au bord de la faillite. Un soir d'hiver, un mystérieux homme vêtu d'une cape sombre lui loua une chambre à l'étage pour organiser une grande fête. Il promit une grosse somme d’argent au propriétaire, pour autant qu’il ne vienne, sous aucun prétexte, regarder ce qu’il s’y passe. Durant la nuit, intrigué par la musique et les bruits étranges, l'aubergiste succomba à sa curiosité et regarda finalement par le trou de la serrure. Il découvrit alors avec effroi une assemblée célébrant le mariage du Diable. Terrifié, l'homme courut se planquer dans une pièce du rez-de chaussée qu’il ferma à double tour pour le reste de la nuit. Le lendemain matin, lorsque tout le monde eut quitté les lieux, l’aubergiste remonta dans la chambre pour y découvrir l’or promis par le diable, mais les pièces s'évaporèrent quand il tenta de s’en emparer, preuve que le diable l’avait vu l'espionner. En guise de punition, le diable revient ensuite plusieurs fois dans la chambre, comme si celle-ci lui appartenait et l’aubergiste décida finalement de murer la pièce pour cesser ses allers et venues. C’est ainsi qu’encore aujourd’hui, on peut observer sur la façade de ce bâtiment la trace de cette fenêtre peinte en trompe-l'œil.

Toutes ces histoires ne nous ont pas coupé l’envie d’explorer la vieille ville de Tallinn, bien au contraire, et nous reprenons donc notre route. Nos déambulations finissent par nous mener sur la place principale de la ville, Raekoja plats, la Place de l'Hôtel de Ville. Un peu comme à Bruxelles, cette grande place est bordée de restaurants et de magasins de souvenirs, ce qui la rend visiblement très populaire puisqu’elle est littéralement bondée de monde (c’est donc ici que tout le monde se cache !). On y trouve également le bâtiment de l'hôtel de ville, un édifice médiéval assez massif, datant du XVe siècle, ainsi que la Pharmacie de l'Hôtel-de-Ville (Raeapteek) qui est l'une des plus anciennes pharmacies d'Europe encore en activité, puisqu’elle daterait au moins de 1422. Elle abrite également un petit musée gratuit proposant des remèdes médiévaux et des objets historiques.

Notre prochain lieu d'intérêt est le Passage Sainte-Catherine, une petite rue pavée et entièrement piétonne où l'on retrouve l’atmosphère médiévale d’antan. Ce passage est appelé ainsi car il longe les anciens bâtiments du monastère Sainte-Catherine de Tallinn. Ici, on découvre des ateliers d'artisanat au style médiéval, gérés par la guilde des artistes de Katariina. Dans les échoppes, qui datent du XVe siècle pour certaines, on peut admirer des objets en verre, en céramique ou encore en cuir, parmi tant d’autres choses. Ces ateliers permettent aux visiteurs de voir les objets terminés, mais aussi leurs processus de fabrication.

BON À SAVOIR : comme la rue est étroite, elle peut vite devenir bondée de tours guidés et il devient alors difficile d'accéder aux ateliers et d'apprécier la beauté du lieu. C’est malheureusement ce qui est arrivé lors de notre visite, nous y étions un dimanche vers 13h30. Si c’était à refaire, nous y passerions plutôt en début de matinée.

En sortant de ce passage, nous tombons une nouvelle fois sur les remparts qui marquent la limite de la ville médiévale. En les longeant, on finit par arriver sur Viru Väravad (la porte Viru), deux imposantes tours de guet, construites au XIVe siècle, qui marquent l’entrée de la vieille ville de Tallinn. C’est toujours impressionnant de constater à quel point des constructions si anciennes ont pu traverser les âges et tenir toujours debout.

Après une pause repas bien méritée au food court au centre commercial Viru Keskus et un tour dans le centre pour découvrir quel genre de boutiques ils proposent, nous retournons un moment à l'hôtel avant de ressortir manger le soir. Un rapide coup d'œil au restaurant bien noté des alentours nous convainc de nous laisser tenter par le restaurant Peppersack, qui propose des plats traditionnels estoniens et une ambiance médiévale. Quelle ne fut pas notre surprise en arrivant, d'être accueilli par le personnel en tenue traditionnelle. A l'intérieur, l'esprit château est très présent, avec de magnifiques cheminées en pierre et des poutres apparentes. On apprend même que les vendredi et samedi soirs se déroulent des spectacles de combat à l’épée afin de plonger encore plus les convives dans l’ambiance de l'époque. Malheureusement pour nous, étant dimanche soir, nous n'aurons pas droit au spectacle, mais nous avons apprécié le calme de la salle. Les plats étaient non seulement copieux, mais également délicieux, ce qui nous a confortés dans notre choix d’établissement. Nous avions un peu peur que ce soit un endroit très touristique (ce qui doit certainement être le cas les soirs de spectacles), mais ce n’était pas le cas lors de notre visite dans l’établissement. Nous avons passé une agréable soirée.

BON À SAVOIR : la partie médiévale de Tallinn se visite très bien à pied, tous les monuments et points d'intérêt sont proches les uns des autres et on croise très peu de véhicules motorisés. Les transports publics ne circulent pas à l'intérieur de la vieille ville, ce qui encourage naturellement les visiteurs à la découvrir à pied.

Cathédrale Orthodoxe Alexandre Nevsky
Cathédrale Orthodoxe Alexandre Nevsky
La porte de Viru et ses imposantes tours de guet
La porte de Viru et ses imposantes tours de guet
Statue du mystérieux moine de Tallinn Ambrosius dans les Jardins du roi Danois
Statue du mystérieux moine de Tallinn Ambrosius dans les Jardins du roi Danois
Vue sur la ville-basse de Tallinn depuis Patkuli Vaateplatvorm
Vue sur la ville-basse de Tallinn depuis Patkuli Vaateplatvorm

Jour 2 – En dehors des murs d’enceinte

Ce matin, nous faisons un rapide détour par la vieille ville car j’ai envie de retourner voir la porte Viru sans toute la foule des tours guidés que nous avons croisée hier après-midi., car j’ai l’impression que les tourelles seront encore plus impressionnantes dans le calme matinal. En chemin, nous tombons par hasard devant Eesti Esindus Tallinnas, un magasin de souvenirs qui ne propose que des objets, vêtements et autres snacks produits par des artisans estoniens. Un superbe endroit pour ramener quelque chose d’original à ses proches ou pour se faire plaisir ! En arrivant aux abords de la porte Viru, notre intuition ne nous a une nouvelle fois pas fait défaut, les lieux sont bien plus paisibles que la veille et l’imposante construction n’en est que plus majestueuse.

Nous sortons ensuite des murs d’enceinte de la vieille ville pour nous aventurer un peu plus loin. Pour ce faire, nous nous rendons tout d’abord à l'arrêt de tram Viru (on remercie une nouvelle fois Google Maps pour l’itinéraire très détaillé !) qui doit nous mener jusqu’à l'arrêt Kadriorg pour nous permettre de visiter le château de Kadriorg, niché dans un véritable écrin de verdure.

BON À SAVOIR : À certains arrêts de tram, alors même que l'arrêt se situe sur le trottoir, il est probable que les trams eux ne se stoppent pas au niveau du trottoir, mais au centre de la voie de circulation. Lorsque le tram arrive, il faut alors s’élancer jusqu’à lui afin de monter dedans et les personnes se trouvant à l'intérieur sortent également directement sur la route. Heureusement, les voitures semblent être très au courant de cette situation et s'arrêtent au niveau de l’arrière du tram pour laisser les piétons circuler en toute sécurité.

Construit entre 1718 et 1725 par Pierre le Grand, le château de Kadriorg a d’abord été connu sous le nom de château de Catharinenthal, en hommage à son épouse l’impératrice Catherine Iᵉʳ, et servait principalement de résidence d’été impériale. Après l'indépendance de l'Estonie, le nom estonien Kadrioru loss (château de Kadriorg) s'est progressivement imposé. Aujourd'hui, les anciens lieux de vie de la famille impériale russe ont laissé place à un musée regroupant une impressionnante collection d'art européen avec des œuvres attribuées à des maîtres tels que Rembrandt, Rubens ou Van Dyck, ainsi que de nombreux artistes européens des XVIᵉ au XIXᵉ siècles. On peut également visiter l’ancien appartement de Pierre le Grand dans lequel on retrace des parties de sa vie. Bien que l’entrée au musée soit payante, 15 EUR par personne (14 CHF/13 GBP), les vastes jardins qui entourent le château sont eux totalement gratuits. Conçus dans le style des jardins à la française, on peut y admirer des parterres de fleurs colorées, des fontaines majestueuses et quelques sculptures classiques. En revanche, lors de notre visite en mai, on sent que le printemps ne fait que débuter et que la végétation n’a pas encore totalement émergé de son repos hivernal. Seules quelques tulipes oranges ont déjà pris place, ce qui permet au moins de nous laisser entrevoir la beauté des lieux en période estivale.

Dans les environs du château de Kadriorg se trouvent également le palais présidentiel, qui sert de résidence officielle au président de la République d'Estonie, ainsi que le Kumu, le musée d'art de Tallinn, mais ce dernier était malheureusement fermé le jour de notre visite. Nous flânons ensuite dans le Rahvapark, un parc joliment boisé avec des allées en gravier et de belles étendues d’herbes où il doit faire bon se poser en été pour picniquer ou se détendre. Au bout du parc se trouve un grand bassin au milieu duquel se dresse le pavillon Luigetiigi qui semble avoir été complètement adopté par de nombreux oiseaux. Nous nous asseyons quelques temps sur l’un des nombreux bancs bordant le lac et profitons de l’instant.

Retour vers la vieille ville en tram pour cette fois découvrir la partie située plus au nord. On y retrouve principalement les cellules de Prison du KGB, que l’on peut à présent visiter, ou encore le musée d'Histoire Naturelle d'Estonie, mais ce qui nous intéresse surtout c’est l’église Saint-Olaf dont l’imposante flèche est visible d’un peu partout dans la ville. Mentionnée pour la première fois dans des écrits en 1267, ses origines remontent probablement au XIIIᵉ siècle et doit son nom au roi Olaf II de Norvège. Au XVIe siècle, la flèche de l’église aurait atteint une hauteur de 159 mètres, faisant potentiellement de cette église l’édifice le plus haut du monde entre 1549 et 1625.

BON À SAVOIR : la foudre aurait frappé la tour à de multiples reprises au fil des siècles, provoquant même des incendies dévastateurs, notamment en 1625, 1820 et 1931. Après plusieurs reconstructions, sa flèche culmine actuellement à 123,8 mètres de haut.

Ce qui est pratique avec l’église Saint-Olaf, c’est qu’on n'a pas réellement besoin de GPS pour s’y rendre, puisqu’elle est visible de pratiquement partout. L’accès à l'intérieur de l’église est gratuit, mais l’ascension de la tour est payante. Pour connaître les horaires d’ouverture et les tarifs en vigueur, il est conseillé de consulter le site officiel.

Pour atteindre la plateforme d’observation située à 60 mètres de haut, il faut gravir les 232 marches de l’escalier en spirale. Mais l’effort est nettement récompensé par la vue panoramique à 360 degrés sur les toits de la vieille ville de Tallinn. On y aperçoit également le port, la colline de Toompea et le golfe de Finlande.

En chemin pour rentrer à l'hôtel, nous tombons sur une dernière curiosité de la ville : la célèbre sculpture du voyeur (aussi connue sous le nom de Peeping Man ou l'homme qui regarde), un détail architectural emblématique de Tallinn qu’on ne peut observer qu’en levant les yeux. C’est au sommet de la façade de la Maison du Voyeur, située au 23/25 rue Pikk (qui est d’ailleurs un beau bâtiment à l’architecture Art nouveau), que l’on retrouve la sculpture d’un homme qui regarde avec insistance les fenêtres de la maison d'en face. Une légende populaire raconte que cet homme épiait constamment ses voisins d’en face et que ceux-ci ont fait ériger cette statue pour qu’elle le regarde également constamment.

Le soir venu, nous ressortons manger à La Prima Vanalinn, un restaurant italien situé à deux pas de notre hôtel et qui était complet la veille au soir lorsque nous étions passés devant. Mais cette fois, il reste bien une petite table pour nous. L’endroit n’est pas bien grand et pourtant ils ont réussi à installer un nombre impressionnant de tables, à tel point qu’on aurait presque l’impression de manger avec nos voisins. Une fois plein, l’endroit est plutot bruyant et il est presque difficile d’avoir une conversation sans crier. Pour ce qui est des plats, nous n’avons rien à redire, c’est bon, mais un peu cher à notre avis et comparé aux autres restaurants dans lesquels nous avons mangé les jours précédents.

Avant de rentrer à l'hôtel et de préparer nos affaires pour continuer notre périple vers la Finlande le lendemain, nous déambulons une dernière fois dans le calme des petites rues pavées de la capitale estonienne. Nous n'avions pas d'attentes particulières avant cette escale dans l'un des trois pays baltes, mais nous avons été véritablement séduits ! C'est sans aucun doute une capitale européenne que je recommande de découvrir au moins une fois.

Raekoja plats, la Place de l'Hôtel de Ville de Tallinn
Raekoja plats, la Place de l'Hôtel de Ville de Tallinn
Façade colorée du château de Kadriorg à Tallinn
Façade colorée du château de Kadriorg à Tallinn
Vue sur l’église Saint-Olaf depuis la rue
Vue sur l’église Saint-Olaf depuis la rue
Les jardins du château de Kadriorg à Tallinn
Les jardins du château de Kadriorg à Tallinn

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