3 jours à Kampot : itinéraire, conseils et récit de voyage

Ces quelques jours au cœur de la province de Kampot nous ont permis de découvrir ses paysages verdoyants, de goûter ses spécialités locales, et surtout de nous imprégner de son atmosphère paisible qui invite à ralentir le rythme et à profiter de l’instant présent.

DESTINATIONCAMBODGE

16 min read

Publication 15.10.2026

Date du voyage Novembre 2025

Trajet en minivan depuis Phnom Penh (~3h) avec la compagnie Vireak Buntham Express (VET). Les billets ont été achetés via l’application 12Go la veille au soir

- Itinéraire -

Jour 1 - Arrivée à Kampot et installation à Cabana Kampot
Jour 2 - Champs de sel - Grottes de Phnom Kbal Romeas - Secret Lake - Plantation de poivre BoTree - Kep
Jour 3 - Balade dans Kampot
Nuits Cabana Kampot

Jour 1 - Arrivée à Kampot et installation dans notre cabane

C’est vers midi que nous quittons la capitale, Phnom Penh, avec un bus de la compagnie VET pour nous rendre à notre prochaine destination, Kampot. Comme pour tous les trajets que nous avons faits avec cette compagnie, nous ne sommes pas déçus : le van est confortable, propre et il respecte plutôt bien les horaires annoncés. Il y a évidemment pas mal de circulation et quelques bouchons pour sortir de la capitale cambodgienne, mais cela ne semble pas vraiment retarder notre trajet puisque nous arrivons tout de même à l’heure prévue à Kampot, après environ trois heures de route.

Bien que la ville de Kampot ne soit pas située directement en bord de mer, on ressent pourtant tout de suite une ambiance balnéaire, un air de vacances où tout semble plus calme, plus apaisé, et ça fait vraiment du bien. Nous qui débarquons tout juste de quelques jours dans la frénésie de la capitale, cela nous fait le plus grand bien.

Nous commençons par retirer quelques riels dans un distributeur automatique au coin de la rue avant de prendre un tuk-tuk, toujours via l’application Grab, pour nous rendre directement à notre hôtel, Kampot Cabana, situé un peu à l'écart du centre-ville. Comme Kampot constitue la dernière grande étape de notre voyage au Cambodge, nous avons préféré choisir un hébergement dans un environnement un peu plus calme que durant le reste de notre séjour, histoire de ralentir un peu le rythme. Le trajet en tuk-tuk ne dure même pas 10 minutes et nous voilà déjà arrivés. Nous découvrons donc notre logement pour ces trois prochaines nuits : une cabane au cœur d’un jardin verdoyant et en bordure de rivière. L’endroit est paisible, charmant, et nous sommes chaleureusement accueillis par la propriétaire des lieux qui nous parle avec amour de la région dans laquelle nous sommes et des activités dont nous pourrons profiter durant notre séjour ici.

Une fois l’installation dans notre cabane terminée, nous retournons sur la jolie terrasse en bois au-dessus de l’eau ou nous buvons un petit cocktail de fruits tout en profitant de la vue et du calme. Finalement, au lieu de ressortir en ville pour manger quelque chose, nous décidons de rester sur place et de tester le restaurant de l'hôtel qui est tant apprécié des visiteurs, si on en croit les commentaires sur Booking.com. Et ils sont loin d’avoir tort, c’est un vrai délice ! Nous passons enfin le reste de notre soirée ici, sur la terrasse, à jouer à des jeux de société, mis à disposition par les propriétaires. Après presque deux semaines de voyage et de visites intensives, qu’il est bon de pouvoir se poser et simplement apprécier l’instant présent.

Terrasse au bord de la rivière de l'hotel Cabana Kampot
Terrasse au bord de la rivière de l'hotel Cabana Kampot
Salade de fruits proposée par le restaurant de l'hotel Cabana Kampot
Salade de fruits proposée par le restaurant de l'hotel Cabana Kampot
Jardin verdoyant de l'hotel Cabana Kampot
Jardin verdoyant de l'hotel Cabana Kampot
L'une des cabanes proposée à l'hotel Cabana Kampot
L'une des cabanes proposée à l'hotel Cabana Kampot

Jour 2 - Excursion dans la campagne de Kampot et découverte du bord de mer à Kep

Je ne cache pas que la nuit fut quelque peu agitée. Même si nous étions bien à l'abri sous une moustiquaire, l’appréhension de croiser un gros insecte sorti de nulle part m’a quelque peu empêché de trouver un sommeil profond, mais nous n’avons finalement vu personne cette nuit-là. Au réveil toutefois, un joli lézard était dans la salle de bain pour nous accueillir, ce qui n’était pas pour me déplaire, déjà parce que je les trouve trop mignons, mais aussi car il a dû manger un moustique ou autre durant la nuit.

Au programme de cette première journée complète à Kampot, nous avons réservé, la veille, un tour en tuk-tuk pour découvrir la région. Tout comme lors de notre tour autour de Battambang, nous pensions être récupérés par un tuk-tuk familial plein à craquer, mais quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous voyons arriver un tuk-tuk de type remorque, tout à fait vide. Notre chauffeur-guide du jour nous informe tout de même qu’avant de commencer notre tour, nous allons passer récupérer le reste du groupe (un couple de Britanniques) dans le centre de Kampot. Mais une fois devant l'hôtel, les deux nouveaux membres ne sont pas installés dans notre tuk-tuk, mais dans un second, tout aussi spacieux, avec leur propre chauffeur. Grande classe, on est du coup bien plus à l’aise que lors de notre tour à Battambang.

Nous prenons directement la route qui sort de Kampot et nous retrouvons très vite dans la campagne environnante, au milieu des champs de sel. Durant la saison sèche, ces grandes parcelles de terre sont régulièrement inondées d’eau de mer qui s’évapore avec la chaleur du soleil, pour laisser place à du sel que les agriculteurs vont ensuite pouvoir récolter et vendre. Lors de notre visite, comme nous sommes au mois de novembre, la saison des pluies n’est pas encore tout à fait terminée et les champs ne sont donc pas encore remplis d’eau de mer. On ne voit pour le moment que des grands bassins en terre, mais l’étendue de ces champs de sel reste tout à fait étonnante et impressionnante.

BON À SAVOIR : les salines de Kampot fournissent une grande partie du sel produit au Cambodge. La récolte dépend fortement de la météo et se déroule généralement pendant la saison sèche, entre décembre et avril.

Retour dans nos bolides et cette fois nous nous enfonçons de plus belle dans la campagne, en traversant des rizières, des petits villages où des habitants nous font coucou, pour arriver au pied de la colline Phnom Kbal Romeas qui signifie colline à tête de rhinocéros en khmer (je n’ai d’ailleurs malheureusement pas réussi à voir la ressemblance avec le rhinocéros, mais passons), et où notre guide essaye de nous faire croire que nous allons à présent devoir l’escalader en rappel (ce qui fonctionne très bien sur nos coéquipiers du jour qui n’ont visiblement peur de rien et qui sont même prêts à escalader à mains nues s’il le faut). Cette petite blague n’est tout de même pas totalement infondée puisqu’il s’agit bien d’un spot d’escalade connu dans la région qu’il nomme Climbodia. Mais de notre côté, bien que la vue doive être spectaculaire du haut de ce rocher, nous nous contentons d’explorer l’une de ses grottes. Les grottes de Kbal Romeas sont utilisées, de nos jours, en tant que temples bouddhistes où les habitants des alentours peuvent venir prier et faire des offrandes. On peut également y découvrir de nombreux stalactites et stalagmites, ainsi que des rochers qui semblent voler et tenir en place par magie, comme dans le monde d’Avatar.

BON À SAVOIR : les grottes de Kbal Romeas présentent un intérêt archéologique majeur. Des vestiges de coquillages et des fragments de poterie témoignent d’une présence humaine qui se situerait entre 5’000 et 3’000 avant J.-C.

De retour à la surface, nos bolides nous attendent sagement pour nous mener ensuite toujours plus loin dans la campagne cambodgienne, sur les bords du lac Brateak Krola, aussi connu sous le nom de Secret Lake (lac secret). Malgré son nom énigmatique, il n’est pas bien compliqué à trouver. En effet, le lac se situe à environ 15 km à l’Est de Kampot, au bord d’une route qui mène aux multiples plantations de poivre. Et dans les faits, ce n’est pas vraiment un lac non plus, mais plutôt un énorme réservoir artificiel avec un barrage. En nous arrêtant sur l’une de ses rives, alors que nous admirons ces paysages qui semblent si paisibles et qui invitent à la détente, notre guide s'apprête alors à nous conter la sombre histoire de ce lieu, et comme souvent au Cambodge, celle-ci nous replonge, une fois encore, dans les années 1970, lorsque le pays était sous le régime des Khmers rouges.

BON À SAVOIR : ce grand réservoir a été construit afin de permettre l’irrigation des rizières. L’idée était bonne, mais dans les faits, ce sont surtout des centaines d’habitants qui ont été contraints de travailler dans des conditions extrêmement difficiles, souvent sans nourriture suffisante et malgré les maladies et les blessures. Beaucoup d’entre eux ont perdu la vie au cours de ces travaux forcés ou ont été exécutés sur place à la fin du projet.

Déjà à Battambang, ces histoires sur le régime des Khmers rouges, contées par nos différents guides, nous avaient secouées, et c’est encore une fois le cas ici. Donc, après cet interlude macabre, il est temps de retrouver un peu le moral et le sourire dans les plantations de poivre. À quelques minutes de tuk-tuk du Secret Lake, nous avons le choix entre plusieurs plantations, dont la plus connue, nommée sobrement La Plantation, celle qui était d’ailleurs prévue de visiter dans le descriptif du tourlors de la réservation. Mais notre guide nous explique alors que, si nous sommes d’accord bien sûr, il préférerait nous emmener sur une autre plantation, un peu plus petite certes, mais tout aussi bien, et qui gagnerait à être un peu plus connue des visiteurs. Et c'est bien évidemment avec plaisir qu'on accepte, à l'unanimité, sa proposition !

En quelques minutes, nous arrivons donc à la plantation BoTree, une ferme familiale tenue par une famille cambodgienne-écossaise et qui emploie majoritairement des personnes de la famille du côté khmer. Notre guide, sachant que nous parlons français, nous invite directement à prendre part à l'un tour guidé de la ferme, en français. C’est Céline, une jeune Française qui fait du bénévolat à la plantation BoTree, qui se charge de faire le tour du propriétaire.

BON À SAVOIR : les tours guidés sont gratuits, mais il est d’usage de donner un petit pourboire au guide en fin de tour, d’acheter un petit quelque chose au shop, ou encore de consommer un plat ou une boisson en échange.

La visite des lieux commence par les plantations de poivres qui seront récoltés juste avant le début de la saison des pluies, c'est-à-dire entre mars et mai. Pour l’instant, on peut observer des petites billes vertes en grappe, qui grimpent le long de leurs supports. En plus du poivre, la ferme cultive également plusieurs variétés de fruits comme la mangue, le jackfruit ou le durian (ce fruit à la forte odeur de fromage), mais également des épices telles que le gingembre et le curcuma. Céline nous explique qu’ici, de la récolte au tri des grains jusqu’à l’emballage, tout se fait à la main.

Une fois la récolte effectuée, il est ensuite temps de sécher les grains, en utilisant une méthode des plus naturelles, c'est-à-dire en les disposant simplement sur une natte en bambou, en plein soleil, pendant trois à quatre jours. Dans le même temps, on retire toutes les petites tiges et morceaux de feuille qui n’ont rien à faire là ainsi que les grains cassés, immatures ou trop petits. Ces derniers peuvent ensuite être utilisés dans des mélanges de poivre de qualité inférieure. Enfin, dès que tous les grains sont bien secs et ont été correctement triés, il est temps de les emballer pour la commercialisation, soit sur place dans le shop de la plantation, soit pour l’exportation.

BON À SAVOIR : le poivre de Kampot se décline en quatre variétés. Bien qu’elles viennent toutes de la même espèce de plante, leur couleur et leur goût dépendent du degré de maturité du grain au moment de la récolte, ainsi que de leur traitement. Le poivre vert est recolté avant maturité, le poivre noir est seché alors que le grain n’est pas encore totalement mûr, le rouge vient des grains arrivées à maturité et le banc est obtenu en retirant l’enveloppe du grain mûr.

Même si ce n’est pas la période la plus active dans la plantation, nous visitons tout de même chaque poste de travail et entrepôt afin de nous donner une idée de comment les choses sont faites. Il nous faut une bonne demi-heure pour faire le tour, qui se termine par une dégustation de différents types de poivre. Un moment que je redoutais un peu, puisque je n’aime pas du tout le goût du poivre, mais étant dans la région, il est impossible pour moi de ne pas tenter l’expérience malgré tout. Pour accompagner le tout, on nous sert un thé, lui aussi au poivre, mais qui étonnamment me plait beaucoup. C’est un moment très convivial que nous passons tous ensemble avec notre groupe de francophones, mais également avec l’autre groupe anglophone dans lequel se trouvent nos deux coéquipiers du jour. Avant de reprendre la route, nous passons encore un certain temps dans la boutique de la plantation que nous dévalisons presque, puisque c’est ici que nous trouverons la grande majorité des souvenirs que nous rapporterons à nos proches.

Notre dernière étape de la journée est le village de Kep, sur les bords du golfe de Thaïlande. Fondée en 1908, durant la période du protectorat français, la ville était alors appelée Kep-sur-mer et était une destination de vacances prisée des Français et des Cambodgiens, mais les conflits et les décennies d’instabilité qui ont ensuite marqué le Cambodge ont transformé cette station balnéaire et bon nombre des maisons et des villas coloniales ont été détruites ou abandonnées. Aujourd’hui, Kep est principalement connue pour ses plages de sable blanc, son ambiance détendue et, bien entendu, son marché au crabe.

C’est d’ailleurs par un repas tardif que nous débutons notre visite de Kep, dans un restaurant en front de mer, indiqué par notre guide : Magic Crab. C’est sans surprise que la grande majorité de la carte est composée de plats à base de crabe, dont le célèbre crabe au poivre de Kampot. À nous quatre, nous nous partageons plusieurs plats afin de goûter un maximum de spécialités. Nous sommes aussi là pour ça après tout. Une fois rassasiés, c’est au marché aux poissons que nous nous rendons, mais le milieu de l’après-midi n’est peut-être pas le meilleur moment de la journée pour s’y rendre. Bien que les étals soient tant bien que mal protégés du soleil par un toit en tôle, et que quelques ventilateurs tentent de faire circuler l’air, il fait extrêmement chaud et l’odeur de poisson est très forte (logique pour un marché aux poissons cela dit, peut-être que c’est juste moi qui n’aime pas l'odeur et qui en fait un peu trop). Toutefois, le marché est vraiment grand et il y a une belle variété de poissons et de crustacés de toutes sortes, un véritable paradis pour ceux qui raffolent de ces plats.

Enfin, notre guide nous emmène un peu plus loin, le long des plages de sable blanc où nous passons le reste de l’après-midi. Les plages ne sont pas bondées, mais il y a quand même pas mal de monde qui se baigne ou qui trempe les pieds. Au loin, on aperçoit l'île de Koh Tonsay, plus connue sous le nom français de l'île aux Lapins. Située à environ 20 minutes de bateau de Kep, cette île paisible n’a rien d’autre à offrir qu’un cadre idyllique pour se baigner et se détendre.

BON À SAVOIR : contrairement à l'île japonaise d'Okunoshima, également surnommée l'île aux lapins et sur laquelle on peut en croiser par centaines, sur celle du Cambodge on ne trouve aucun de ces petits rongeurs aux grandes oreilles. L'île tiendrait son nom de sa forme qui, vue du ciel, ressemblerait un peu à un lapin. Mais j’ai eu beau la contempler dans tous les sens sur Google Maps, j’ai le regret d’annoncer que je n’y vois pas de lapin…

En fin d’après-midi, il est temps pour nous de nous laisser reconduire jusqu’à nos hébergements à Kampot et de dire au revoir à nos deux acolytes du jour ainsi qu’à nos guides/chauffeurs. Ce soir, c’est à nouveau au restaurant de notre hôtel que nous mangerons l’un de leurs délicieux plats dont ils ont le secret avant de tomber de fatigue bien à l’abri dans notre lit, sous la moustiquaire.

Champs de sel de la povince de Kampot
Champs de sel de la povince de Kampot
Rocher volant à l'interieur de la grotte de Phnom Kbal Romeas dans la province de Kampot
Rocher volant à l'interieur de la grotte de Phnom Kbal Romeas dans la province de Kampot
Plantation de poivre BoTree dans la province de Kampot
Plantation de poivre BoTree dans la province de Kampot
Plage de Kep et l'ïle aux Lapins au loin
Plage de Kep et l'ïle aux Lapins au loin

Jour 3 - Exploration de la ville de Kampot

Dernier jour entier dans ce petit coin de paradis. Nous avions d’abord pensé faire une excursion dans le parc national de Bokor, qui se situe dans les montagnes à proximité de Kampot, ou encore une excursion en canoë dans la mangrove (une activité proposée par notre hôte), mais ce matin, nous avons juste envie de traîner et de profiter de notre cabane, de la terrasse et des fauteuils au bord de l’eau. Passer un vrai moment au calme, à profiter de l’instant présent. Ce n’est que dans l’après-midi que nous rejoignons le centre-ville de Kampot pour l’explorer comme il se doit. Notre hôte nous ayant recommandé le magasin Tiny Kampot Pillows pour nos achats de souvenirs, c’est donc là que nous nous rendons en premier lieu. Un petit magasin, où il faut enlever les chaussures avant d’entrer, et dans lequel on retrouve une grande variété d’articles fabriqués au Cambodge, comme de la décoration, des coussins, de très beaux tissus, des pochettes et j’en passe. De l’extérieur, l’endroit ne paie pas de mine, mais une fois dedans, c’est une véritable caverne aux trésors, on ne sait plus où donner de la tête tant tout est beau et donne envie de repartir avec. On doit quand même se rappeler que nous ne sommes partis qu’avec des sacs à dos et nous ne pourrons donc pas tout ramener. Nos choix portent donc sur une pochette en tissu rouge et doré faite main, un bracelet et une petite statuette de bouddha (même si les dessous de verre et les sets de table nous faisaient également vraiment de l'œil).

Nous flânons ensuite dans les petites rues de Kampot, admirons son architecture coloniale française préservée et apprécions une nouvelle fois le calme et l’ambiance de vacances qui se dégagent des lieux et qui me fait un peu penser aux Keys en Floride. Au détour d’une ruelle, nous tombons face à un rond-point surmonté d’une énorme statue de durian, ce fruit célèbre pour son odeur particulièrement puissante, au point que sa consommation et son transport sont interdits dans certains hôtels et transports publics.

BON À SAVOIR : Kampot est connue au Cambodge pour être la capitale des fruits et le durian est l'emblème de la ville, d'où cette statue au centre du rond-point.

Nous prenons ensuite la direction du Lotus Pond, la mare aux lotus, qui, comme son nom l’indique, est une mare remplie de nénuphars et de lotus. Malheureusement, il semble que notre timing ne soit pas très bon sur ce coup puisque nous ne voyons presque aucune fleur de lotus, contrairement à l'expérience que nous avions pu faire à la ferme aux Lotus à Siem Reap. Mais il n’en reste pas moins un lieu agréable où les locaux aiment venir passer du temps. De là, nous rejoignons facilement les bords de la rivière, au niveau de Kampong Bay, où les trois bras de rivière se rejoignent. Une fois la nuit tombée, on peut admirer ici un spectacle de fontaines et de lumière gratuit, mais de jour c’est la Clock Tower of Peace (la tour de l’horloge de la paix) que nous pouvons apercevoir sur l’autre berge. Cette horloge est la plus haute (35 mètres) et la plus large (environ 10 mètres de diamètre) du Cambodge, et a été conçue dans un style architectural khmer traditionnel, avec des chiffres khmers. Mais la véritable star des lieux est sans aucun doute la fontaine en forme d’hippocampe qui asperge la rivière.

BON À SAVOIR : mesurant huit mètres de haut, elle a été érigée pour représenter la riche biodiversité marine de la région. L’hippocampe a même été baptisé Singapot, une contraction entre Singapour et Kampot, en raison de sa comparaison avec la statue-fontaine Merlion, installée dans la baie de Singapour et qui, elle aussi, crache de l’eau.

À ce stade de notre balade, le coucher de soleil n’est plus si loin, alors nous décidons de rester aux abords de l’hippocampe pour l’admirer et découvrir ses illuminations nocturnes. Nous longeons ensuite la rivière en direction de la plage de Kampot, d’où on a une belle vue sur le pont Entanou qui signifie arc-en-ciel en khmer, également connu sous le nom de Vieux Pont. Construit entre 1923 et 1923, à l'époque où les Français étaient au Cambodge, le pont Etanou à été partiellement détruit pendant la guerre civile en 1971 avant d'être réparé. Aujourd’hui, il n’est plus utilisé que par les nombreux tuk-tuks et motos qui sillonnent la ville ainsi que par quelques cyclistes et piétons courageux tandis qu’un nouveau pont a été construit quelques mètres plus loin pour assurer la traversée du reste de la circulation. Une fois la nuit définitivement tombée sur Kampot, nous rentrons à l'hôtel où nous dégustons, une fois n’est pas coutume, notre repas du soir et profitons, une dernière fois, du calme au bord de la rivière.

Demain, nous quitterons la charmante ville de Kampot pour reprendre la route en direction de la capitale, Phnom Penh, toujours en bus avec la compagnie VET, où nous passerons notre dernier jour au Cambodge avant de rentrer.

Statue de fruit durian au center du rond-point de Kampot
Statue de fruit durian au center du rond-point de Kampot
Architecture dans les rues de Kampot
Architecture dans les rues de Kampot
Ambiance du bord de la rivière à Kampot au coucher de soleil
Ambiance du bord de la rivière à Kampot au coucher de soleil
L’hippocampe Singapot de Kampot
L’hippocampe Singapot de Kampot

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